Liens sponsorisés

Poème d'amitié de jean de la fontaine


Quatre beaux poèmes d'amitié de Jean de la Fontaine parmi nos poèmes d'amitié de célèbre sur le net.
Jean de La Fontaine est un poète français de grande renommée, principalement pour ses Fables et dans une moindre mesure ses contes licencieux. Wikipédia

Poème d'amitié de jean de la fontaine
Poème sur l'amitié de jean de la fontaine

L’ Aigle et la Pie


L’aigle, reine des airs, avec Margot la pie,
Différentes d’humeur, de langage et d’esprit,
Et d’habit,
Traversaient un bout de prairie.
Le hasard les assemble en un coin détourné.
L’agasse eut peur; mais l’aigle, ayant fort bien dîné,
La rassure, et lui dit: « Allons de compagnie ;
Si le maître des dieux assez souvent s’ennuie,
Lui qui gouverne l’univers,
J’en puis bien faire autant, moi qu’on sait qui le sers.
Entretenez-moi donc, et sans cérémonie. »
Caquet-bon-bec alors de jaser au plus dru,
Sur ceci, sur cela, sur tout. L’homme d’Horace,
Disant le bien, le mal à travers champs, n’eût su
Ce qu’en fait de babil y savait notre agasse.
Elle offre d’avertir de tout ce qui se passe,
Sautant, allant de place en place,
Bon espion, Dieu sait. Son offre ayant déplu,
L’aigle lui dit tout en colère :
«Ne quittez point votre séjour,
Caquet-bon -bec, mamie ; adieu ; je n’ai que faire
D’une babillarde à ma cour :
C’est un fort méchant caractère.»
Margot ne demandait pas mieux.

Ce n’est pas ce qu’on croit que d’entrer chez les dieux:
Cet honneur a souvent de mortelles angoisses.
Rediseurs, espions, gens à l’air gracieux,
Au coeur tout différent, s’y rendent odieux,
Quoique ainsi que la pie il faille dans ces lieux
Porter habit de deux paroisses.

« Les deux amis »


1 Deux vrais amis vivaient au Monomotapa :
L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre :
   Les amis de ce pays-là
   Valent bien dit-on ceux du nôtre.
5 Une nuit que chacun s’occupait au sommeil,
Et mettait à profit l’absence du Soleil,
Un de nos deux Amis sort du lit en alarme :
Il court chez son intime, éveille les valets :
Morphée avait touché le seuil de ce palais.
10 L’Ami couché s’étonne, il prend sa bourse, il s’arme ;
Vient trouver l’autre, et dit : Il vous arrive peu
De courir quand on dort ; vous me paraissiez homme
À mieux user du temps destiné pour le somme :
N’auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ?
15 En voici. S’il vous est venu quelque querelle,
J’ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point
De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle
Était à mes côtés : voulez-vous qu’on l’appelle ?
— Non, dit l’ami, ce n’est ni l’un ni l’autre point :
20    Je vous rends grâce de ce zèle.
Vous m’êtes en dormant un peu triste apparu ;
J’ai craint qu’il ne fût vrai, je suis vite accouru.
    Ce maudit songe en est la cause.
Qui d’eux aimait le mieux, que t’en semble, Lecteur ?
25 Cette difficulté vaut bien qu’on la propose.
Qu’un ami véritable est une douce chose.
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur ;
   Il vous épargne la pudeur
   De les lui découvrir vous-même.
30    Un songe, un rien, tout lui fait peur
    Quand il s’agit de ce qu’il aime.

Éloge de l'amour.

Tout l'Univers obéit à l'Amour ;
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres dieux à ce dieu font la cour,
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

Sans cet Amour, tant d'objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,
N'ont point d'appâts qui ne soient languissants,
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.


Sur l’amitié


Chacun se dit ami, mais fou qui s’y repose,
Rien n’est plus commun que le nom,
Rien n’est plus rare que la chose.
Posted by Mayno Ammoun On 02:30
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
  • RSS
  • Delicious
  • Digg
  • Facebook
  • Twitter
  • Linkedin
  • Youtube

Liens sponsorisés

Publications